L’ensemble Les Illuminations poursuit son projet Prisme-s, dont la pierre angulaire est Messagesquisse de Pierre Boulez. Après Nuits d’Othman Louati, il étoffe sa collection de commandes à des compositeurs d’aujourd’hui autour du violoncelle concertant en invitant cette fois-ci Claire-Mélanie Sinnhuber qui imagine une pièce dont l’effectif de cinq instruments crée un étrange mélange protéiforme à travers des timbres convoquant des imaginaires variés. Outre la polyphonie frottée, l’accordéon résonne avec un clavecin ancré dans le baroque, entre profane et sacré, Occident et Extrême-Orient. Autour de cette création, ce programme « Vera vita viva ! – Archipel des murmures » mêle époques et esthétiques musicales, convoquant des compositrices qui ont toutes repoussé les limites de leur temps. Se tisse ainsi un fil ininterrompu entre la liberté d’écriture baroque d’Élisabeth Jacquet de la Guerre, la poésie sonore de Kaija Saariaho, la fougue romantique d’Ethel Smyth et l’art du silence de Sofia Goubaïdoulina.
Sofia Gubaidulina (née en 1931)
Silenzio pour accordéon, violon et violoncelle : mouvement I
Elizabeth Jacquet de la Guerre (1665-1729)
Prélude non mesuré en ré mineur pour clavecin
Kaija Saariaho (1952-2023)
Papillon I pour violoncelle seul
Elisabeth Jacquet de la Guerre
Sonate pour violon et clavecin en ré mineur : adagio I et presto I
Kaija Saariaho
Papillon II pour violoncelle seul
Elisabeth Jacquet de la Guerre
Sonate pour violon et clavecin en ré mineur : presto II
Kaija Saariaho
Papillon III pour violoncelle seul
Dame Ethel Smyth (1858-1944)
Trio à cordes en ré majeur opus 6 : mouvement III
Sofia Gubaidulina
Silenzio pour accordéon, violon et violoncelle : mouvements II et III
Kaija Saariaho
Papillon IV, V, VI, VII pour violoncelle seul
Claire-Mélanie Sinnhuber (née en 1973)
Vera vita viva ! création mondialepour violoncelle concertant, violon, alto, accordéon et clavecin
Après avoir exploré l’ensemble du répertoire de Johannes Brahms pour mon instrument, et poussé cette exploration jusqu’aux trios op. 114 pour clarinette et op. 40 pour cor, sans oublier les célèbres sonates op. 120, il m’a paru tout naturel de m’attaquer, pour la première fois, à l’un de ses chefs-d’œuvre majeurs : le quintette pour clarinette et cordes op. 115.
Ayant joué cette œuvre à plusieurs reprises à la partie d’alto, l’aborder du point de vue de la clarinette s’avère être une aventure aussi enrichissante que stimulante. Cette perspective me permet d’offrir une lecture totalement nouvelle du quintette, à la fois plus intime et plus complexe, à la manière d’un « troisième » quintette à deux altos (après les op. 88 et 111).
Brahms lui-même ayant transcrit ces pièces pour alto, il me semble tout à fait légitime de découvrir son œuvre sous cet angle. C’est donc avec une grande excitation que je me plonge dans cette nouvelle interprétation, aux côtés du Quatuor Agate avec lequel j’ai l’immense plaisir de travailler.
Pour la sonate op. 120 n°1, qui s’harmonise parfaitement avec le quintette, tant sur le plan dramatique qu’harmonique, j’ai choisi de jouer avec Jérémie Moreau au piano. Connaissant bien sa famille et ayant déjà joué avec ses frères et sa sœur, j’ai eu plusieurs occasions d’entendre Jérémie et suis particulièrement impatient de collaborer avec ce talentueux pianiste, disciple d’András Schiff.
C’est au cœur de la Fondation Singer-Polignac, où je suis en résidence depuis de nombreuses années, et dans le cadre de son festival, que ces collaborations prendront vie. Ce lieu, empreint d’histoire et d’inspiration, est l’écrin idéal pour accueillir des artistes jeunes mais déjà d’une grande maturité, et créer ensemble de nouvelles expériences musicales. Ce programme sera repris dans quelques festivals cet été, en espérant de tout coeur qu’il pourra perdurer et être présenté à d’autres occasions dans le futur, afin que ces oeuvres iconiques continuent d’inspirer le public.
Je me réjouis de cette soirée qui marquera de nombreuses premières et j’ai particulièrement hâte de la partager avec vous.
Adrien La Marca
Johannes Brahms (1833-1897)
Sonate pour alto et piano opus 120 no 1 (1895)
Allegro appassionato
Andante un poco adagio
Allegretto grazioso
Vivace
Quintette pour clarinette et cordes en si mineur opus 115 (arrangement pour alto et cordes par Brahms, 1891–92)
Amis de longue date, Arthur, Emmanuel et Stéphanie ont conçu ce programme autour de deux œuvres emblématiques de la musique de chambre de Brahms.
La Sonate pour violon et piano n°3 op. 108, est en ré mineur, une tonalité chère au compositeur, en particulier dans son écriture pour le violon. Contemporaine de la Sonate n°2, elle s’en distingue fortement par son caractère beaucoup plus sombre et par une écriture très concertante pour les deux instruments. Malgré son aspect brillant, elle met en avant des moments de grande intériorité sotto voce, un scherzo con sentimento empreint d’humour, de légèreté mais aussi de mélancolie, un mouvement lent bouleversant qui s’impose comme un cri du cœur, et un finale très virtuose.
Le deuxième trio, également contemporain de la Sonate n°3, est en do majeur, une tonalité propice au caractère giocoso du finale. Il exploite fréquemment les cordes à l’unisson, qui s’opposent au piano. Le premier mouvement, en ternaire, est marqué par de nombreux jeux rythmiques, décalages et hémioles. Le deuxième mouvement, un bouleversant thème et variations, illustre l’influence de la musique hongroise sur Brahms, influencé par son amitié avec le grand violoniste Joseph Joachim, créateur de ce trio et figure incontournable dans l’imaginaire de Brahms lorsqu’il écrit pour les cordes.
Le scherzo, plus tragique, fait écho à l’atmosphère de la Troisième Sonate tout en développant un caractère fantomatique et aérien qui évoque les scherzi de Mendelssohn. Enfin, le finale, plus ambigu, affirme le caractère joyeux du do majeur tout en proposant une écriture exigeante pour la formation, qui s’intensifie jusqu’à la fin dans une longue coda.
En écho à ces deux œuvres majeures, le programme se conclut par un arrangement inédit réalisé par Emmanuel Coppey de la Romance sans paroles op. 30 n°6 de Mendelssohn. Écrites à l’origine pour piano, les Romances sans paroles ont été arrangées de nombreuses fois pour duo, notamment par Ferdinand David, ami et dédicataire de nombreuses œuvres de Mendelssohn, qui les a adaptées pour violon et piano. Cette version pour trio ajoute une dimension de profondeur et de dialogue entre les voix, soulignant la beauté et l’intimité de cette « chanson du gondolier », inspirée d’un voyage à Venise, empreinte de mélancolie et de magnifiques surprises harmoniques.
Johannes Brahms (1833-1897)
Sonate pour violon et piano no 3 en ré mineur opus 108
Allegro alla breve
Adagio
Un poco presto e con sentimento
Presto agitato
Trio n°2 pour piano, violon et violoncelle en ut majeur opus 87
Allegro
Andante con moto
Scherzo
Allegro giocoso
Felix Mendelssohn (1809-1847)
Romance sans parole opus 30 n°6 (arrangement pour trio par Emmanuel Coppey)
Créé en 2015 à l’initiative de Fernando Palomeque et d’Alex Nante, l’Ensemble Écoute a pour mission principale de créer et de diffuser la musique de jeunes compositeurs et compositrices. Dans le cadre de résidences artistiques de longue durée, l’ensemble les invite à participer à plusieurs types de projets : concerts, installations, opéras, projets pédagogiques et enregistrements. Dans ces projets, la création dialogue toujours avec le répertoire historiquement célèbre de la fin du XXe siècle en incluant des œuvres de Grisey, Murail, Birtwistle, Stockhausen, Saunders, entre autres. Actuellement, il accueille Manon Lepauvre et Alexandre Jamar, ayant précédemment invité Dahae Boo, Naoki Sakata et Mathieu Bonilla.
Au-delà de ces résidences, l’ensemble intègre dans chacune de ses productions la commande d’une création d’un jeune compositeur ou compositrice. À ce jour, de nouvelles pièces de Sofia Avramidou, Imsu Choi, Omer Barash, Sara Caneva, Alex Nante, Nikolet Burzyńska, Tomás Bordalejo, Dzovinar Mikirditsian, Charles Peck, et Nicolas Roulive, parmi d’autres, ont été programmées.
Pour élargir son champ d’action dans la création contemporaine et s’adresser à un public plus large et divers, l’Ensemble Écoute crée de nombreux projets pluridisciplinaires. Grâce à des collaborations avec le GMEM, POUSH, Compagnie Ficta, ainsi qu’avec des chorégraphes et des danseurs, l’ensemble propose des projets mêlant musique, vidéo, arts plastiques, théâtre, danse et cinéma.
En 2025, à l’occasion des célébrations de ses dix ans, l’ensemble mène deux de ses projets les plus marquants : FURRER70, incluant la création française de la pièce de théâtre musical Begehren, diffusée par France Musique, ainsi que l’organisation de Live Act, une académie trinationale de musique contemporaine à Görlitz (Allemagne). Cette académie accueille une trentaine d’interprètes et de compositeurs autour d’un lieu historique, le Stalag VIII-A, et de la figure d’Olivier Messiaen, captif dans ce camp où il composa le Quatuor pour la fin du Temps.
Sa production discographique comprend le disque Creo (Scala Music), dédié à la musique de ses compositeurs en résidence, paru en octobre 2023, ainsi que Souffles I : Anima (B.Records, 2026), disque monographique dédié à la musique d’Alex Nante. Les deux albums ont été chaleureusement accueillis par la presse spécialisée (5 Diapasons par le magazine Diapason).
L’ensemble a été invité à participer à plusieurs festivals tels que : Action ! Création ! (France Musique), Aux Armes, Contemporains !, les festivals Singer-Polignac, de l’Épau, Messiaen-Tage, le Festival Européen Jeunes Talents, la Scène ouverte de l’Orchestre de Chambre de Paris et les Journées européennes du Patrimoine. Il a été l’un des cinq ensembles à être invité à Ia 1e Académie-Résidence organisée par l’Ensemble Modern à Francfort.
La collaboration avec des compositeurs et des institutions à l’international est toujours au cœur des activités de l’ensemble. Il a réalisé des tournées aux États-Unis, en Allemagne, en Pologne, en Corée du Sud, au Royaume-Uni, en Irlande et en Argentine. Des tournées sont prévues pour les prochaines saisons en Corée, au Canada, au Brésil et au Japon.
Son implication en faveur de la création musicale contemporaine l’a conduit à créer en 2016 le Concours de composition Ensemble Écoute. Chaque année, il convie plusieurs personnalités du monde musical contemporain à intégrer le jury du concours (Gérard Pesson, Martin Matalon, Alessandro Solbiati, Stefano Gervasoni, Bernard Cavanna, Jean- Philippe Wurtz en ont fait partie parmi autres) qui compte un nombre grandissant de candidats depuis sa première édition.
L’ensemble est constitué de jeunes musiciens de nombreuses nationalités, issus principalement du programme Diplôme d’Artiste Interprète (DAI) — répertoire contemporain du Conservatoire National de Musique de Paris (CNSMDP), ainsi que d’autres grandes institutions de formation musicale supérieure européenne.
Il a été ensemble en résidence à la Cité Universitaire pendant quatre ans, puis à la Cité internationale des Arts de Paris entre 2018 et 2020.
Depuis juillet 2024, l’Ensemble Écoute est accueilli en résidence à la Fondation Singer-Polignac.
L’Ensemble Écoute est soutenu par la Caisse des Dépôts (mécène principal), la DRAC, la SACEM, la SPEDIDAM, Ernst von Siemens Musikstifftung, les Fonds Impuls Neue Musik, Diaphonique, le Centre National de la Musique (CNM), ProHelvetia, la Maison de la Musique Contemporaine, la Mairie de Paris, la Kagel-Burghardt Stiftung, et la Fondation Peter Eötvös, parmi autres.
Il est sous la direction artistique de Fernando Palomeque.
photo : Hugo Warynski
Fernando Palomeque direction
Chef d’orchestre et pianiste (Buenos Aires, 1990), il est l’un des musiciens argentins les plus reconnus de sa génération. Son répertoire très vaste s’étend du baroque à la musique contemporaine, domaine auquel il consacre la majeure partie de son travail. Il est diplômé du Conservatoire Supérieur de Musique de Paris en DAI (Post-Master) et a obtenu un Master en direction d’orchestre à la Robert Schumann Hochschule de Düsseldorf sous la direction de Rüdiger Bohn. Par ailleurs, il a suivi une spécialisation en direction de répertoire contemporain auprès de Jean-Philippe Wurtz au Conservatoire de Strasbourg. Son engagement en faveur de cette musique l’a conduit à travailler avec des ensembles parmi les plus prestigieux au monde, tels que l’Ensemble Intercontemporain, Klangforum Wien, l’Ensemble Musikfabrik ou encore l’Ensemble Modern. Depuis 2021, il fait partie du projet « Young Promising Conductors » du réseau Ulysses et, récemment, il a remporté le 3e prix au IIIe Concours International de Direction « Città di Brescia ».
Directeur musical et artistique de l’Ensemble Écoute de Paris, il a dirigé des orchestres tels que la Dortmunder Philharmoniker, l’Orchestra di Padova e del Veneto, la Staatsorchester Rheinische Philharmonie, l’Orchestre Symphonique National d’Argentine, l’Orchestre Philharmonique de Zagreb (Croatie), la Duisburger Philharmoniker, la Danubia Orchestre Obuda de Budapest, la Sinfonieorchester Wuppertal, l’Orchestre Académique du Théâtre Colón, l’Anhaltische Philharmonie, la Neue Philharmonie Westfalen et le Bergischen Sinfonikern en Allemagne, ainsi que l’Orchestre OTM de New Jersey et la Filarmonica Dinu Lipatti (Roumanie).
Au-delà des ensembles déjà cités, il a également dirigé l’Ensemble Multilateral et Ars Nova en France, le Divertimento Ensemble et Dedalo Ensemble en Italie, entre autres.
Il a assisté Johannes Kalitzke lors d’une production de Klangforum Wien en 2024, ainsi que Sofi Jeannin dans une production de l’opéra « Die Jasager » à Radio France. En 2021, il a été chef assistant de Toby Purser à la Vienna Opera Academy pour des productions de Così fan tutte, La Traviata et Rigoletto.
En 2017, il fait ses débuts en tant que chef d’orchestre aux États-Unis, en dirigeant Cendrillon de G. Rossini, son premier opéra complet, avec l’Opéra Theater of Montclair dans le New Jersey.
Il a été sélectionné pour participer comme chef d’orchestre actif aux masterclasses de Peter Eötvös, au 57e Weimar Meisterkurse, à la Lucerne Festival Academy, et au XV Corso di Direzione di Orchestra à Milan, sous la direction de professeurs tels que Peter Eötvös, Nicolas Pasquet, Mark Heron, Marco Angius, Pedro Ignacio Calderón, Gregory Vajdas et Emmanuel Siffert, parmi d’autres.
Par ailleurs, il s’est produit dans des salles prestigieuses d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique latine et d’Asie, telles que la Maison de la Radio, le Kennedy Center, le Théâtre Colón, le Studio Ansermet de Radio Suisse, entre autres.
Lié par une vision commune de la musique et des amitiés profondes, le Trio Zadig s’est emparé de la scène internationale avec une intensité saisissante. Récompensé par onze prix internationaux, cet ensemble magnétique attire l’attention sans effort grâce à sa virtuosité, à son élégance et à son esprit contagieux qui imprègne chacune de ses prestations. Créant avec maestria un mélange de splendeurs et d’audace contemporaine, ils invitent le public à une exploration fascinante de la profondeur, de la texture et de l’harmonie musicale. La magie du Trio Zadig réside dans la fusion de leurs talents individuels et leur synergie indéniable, reflet de leur passion commune et de leur dévouement inébranlable à leur métier.
Miclen LaiPang, violoniste célébré par le New York Times comme une « force avec laquelle il faut compter », insuffle à l’ensemble son expérience du monde et son énergie dynamique. Marc Girard Garcia, diplômé du CNSM de Paris, communique au violoncelle un art nuancé qui façonne le son authentique du Trio. Le pianiste Guillaume Vincent, également diplômé du CNSM, apporte à l’ensemble une «clarté exemplaire» et des performances expressives.
Nommé d’après le personnage de Voltaire, Zadig, qui incarne la « justice » et la « vérité », le Trio Zadig traduit ces vertus dans ses interprétations. Menahem Pressler, du Beaux Arts Trio, les a qualifiés de « meilleurs musiciens actuels » et a souligné que le Trio Zadig comprend « trois instrumentistes extraordinairement doués et, en même temps, de véritables musiciens en constante recherche ». Leur réputation est renforcée par de nombreuses récompenses, dont le prestigieux premier prix de la Fnapec « Musiques d’Ensemble » – une voie empruntée auparavant par des ensembles renommés tels que le Quatuor Ysaÿe, le Quatuor Ebene et le Trio Wanderer, ce dernier ayant décrit le Trio Zadig comme possédant « de superbes qualités artistiques et techniques ».
D’éminentes institutions comme La Chapelle Musicale Reine Elisabeth, la Fondation Singer-Polignac, l’association ProQuartet ou l’Académie Musicale de Villecroze les reconnaissent comme artistes associés ou artistes résidents.
Le Trio Zadig a laissé son empreinte dans le monde entier, se produisant des États-Unis à Taïwan dans des salles réputées telles que le BOZAR, le Shanghai City Theater, le Concertgebouw d’Amsterdam, la Philharmonie de Paris et le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles. Leurs interactions avec des artistes renommés tels qu’Alfred Brendel ont notablement renforcé leur maturité musicale.
Leur engagement social va au-delà de leurs succès. Ils apportent fréquemment de la musique dans les écoles, les hôpitaux et les prisons, ce qui témoigne de leur dévouement à l’égard de la communauté et du pouvoir de transformation de la musique.
Le répertoire de l’ensemble s’étend de Haydn aux compositeurs contemporains, rafraîchissant le genre du trio avec audace et fraîcheur. Le son poétique, la profondeur et la sincérité caractérisent leurs interprétations, signifiant un avenir aussi aventureux et durable que leur homonyme. Leur discographie comprend trois CD salués par la critique : « Something in Between », « The Seasons » et « Orpheus », récompensés par des distinctions telles que les quatre f de Télérama, le coup de cœur de Classica et du Figaro, et le « CD du jour » de France Musique.
Le Trio Zadig est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2019.
Miclen LaiPang joue sur le violon “Charles Castleman” de Antonio Stradivarius c.1707 prêté généreusement par la Chapelle Musicale Reine Elisabeth avec un archet de Dominique Peccatte. Marc Girard Garcia joue sur un violoncelle de Andrea Guarneri c.1674 avec un archet de Victor Fétique, généreusement prêtés par la fondation Boubo-Music.
Trois verbes d’action pour introduire cet « Atelier de création » qu’est l’Ensemble Les Illuminations, né en 2022 d’une volonté de la violoncelliste et autrice Aurélie Allexandre d’Albronn de faire résonner musique et littérature contemporaines, la matière et le verbe. D’où son nom, écho de la fulgurance poétique de Rimbaud et de la puissance musicale de Britten.
S’écrit aussi dans cet atelier un dialogue continu entre les époques, les disciplines, les artistes et les œuvres. Des correspondances qui s’entrelacent pour faire naître des formes nouvelles, pensées comme un objet total.
En 2024, l’Ensemble s’illustre avec deux créations, affirmant sa capacité à explorer des récits puissants et pluriels. D’une part, Le Jardin d’Afrique, lieu-dit pour un non-dit de Benjamin Attahir, conçu en partenariat avec l’Institut du Monde Arabe, une œuvre protéiforme, développée en résidence à La Cité de la Voix puis à l’Atelier lyrique de Tourcoing et qui sera présentée sous forme d’opéra de chambre au Festival des Musiques Sacrées de Fès (mai 2025). D’autre part, Le Carnaval de Toumaï, création jeune public, a ouvert le festival Aux Armes Contemporains ! (Scala Paris). Dans cette adaptation contée, trois musiciens et un comédien entraînent les spectateurs dans un voyage initiatique, sensoriel et vibrant.
En juin 2025, Vera Vita Viva ! – inspiré de Pascal Quignard – proposera un dialogue de répertoires traversant trois siècles de musique, avec en guise de clef de voûte une création de Claire-Mélanie Sinnhuber, dans le cadre du festival Un Temps pour Elles. Puis, en 2026, Un Jour les étoiles d’Othman Louati, inspiré d’un poème d’Aurélie Allexandre d’Albronn & Isabelle Junca, tissera un écho au Poème de l’amour et de la mer d’Ernest Chausson, porté par la voix du baryton Stéphane Degout. Enfin, Des Travaux et des Jours de Diana Soh, performance immersive entremêlant musique, chants folkloriques et poésie, explorera le lien entre l’Homme et la nature, invitant le public à un questionnement sensible et poétique.
L’ensemble remporte en 2024 la Résidence Tremplin de l’Atelier lyrique de Tourcoing. Cette même année, Aurélie Allexandre d’Albronn, sa directrice artistique, reçoit la bourse de l’Académie des Beaux-Arts. Ce soutien lui est attribué par le compositeur Georges Aperghis, lauréat du Grand Prix de composition musicale de l’Académie soulignant l’engagement artistique singulier et la démarche inédite de la jeune femme.
L’ensemble Les Illuminations ouvre ainsi un espace où la création est un processus de transformation réciproque : l’art modifie autant ceux qui le conçoivent que ceux qui le reçoivent.
Les Illuminations sont en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023.
Aurélie Allexandre d’Albronn direction artistique
La violoncelliste et autrice Aurélie Allexandre d’Albronn appartient à une génération d’artistes qui n’oppose plus ni les styles ni les répertoires. Diplômée du CNSM de Paris, elle a aussi étudié avec Peter Bruns à la Hochschule für Musik de Leipzig, ainsi que dans la classe du Trio Wanderer au CRR de Paris. Intéressée par toutes les esthétiques musicales, elle a suivi l’enseignement de Bruno Cocset en violoncelle baroque (CNSMDP) et a également eu l’opportunité de se perfectionner avec Philippe Hersant, Gustav Rivinius, Gary Hoffman, Philippe Muller, Valentin Erben, les membres du quatuor Ysaÿe etc… Elle aime par ailleurs à se retrouver au croisement de différentes formes, du répertoire soliste à la musique de chambre et oriente aujourd’hui sa recherche sur les relations entre littérature, poésie et musique, raison pour laquelle elle assure depuis deux ans la direction artistique de l’Ensemble à géométrie variable Les Illuminations, son « atelier de création », et a publié Le Jardin d’Afrique, lieu-dit pour un non-dit aux Editions Al Manar, devenu le livret de l’opéra de chambre pour trois chanteurs et neuf instrumentistes de Benjamin Attahir, créé en novembre 2024. En 2023, elle enregistre Messagesquisse de Pierre Boulez qu’elle fait résonner avec des commandes pour violoncelle concertant et ensemble instrumental, dont Nuits d’Othman Louati en 2022 et en juin 2025, Vera vita viva ! de Claire-Mélanie Sinnhuber.
Elle sortira deux recueils poétiques en 2025, tous deux futurs projets et dialogues musicaux et sera artiste en résidence au festival de poésie de Sète. En 2026 on pourra notamment l’entendre au festival Présences de Radio France en duo avec Adélaïde Ferrière.
Jérémie Moreau, né en 1999, commence le piano à 7 ans avec Françoise Ragon. Il fait également 7 ans de danse classique mais renonce finalement à cette discipline pour se consacrer à la musique. Parallèlement, il entre au CRR de Paris dans la classe d’Anne-Lise Gastaldi qui lui fait, entres autres, découvrir le répertoire contemporain pour piano à travers des compositeurs comme Guy Sacre ou Yves Dufourt. Il obtient son Prix de piano en juin 2014 et intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en septembre 2015 dans la classe de Denis Pascal. Après l’obtention de sa licence en juin 2018 et les félicitations du jury à l’unanimité, il intègre la classe d’Andras Schiff à la Saïd-Barenboïm Academy de Berlin.
Il est régulièrement conseillé et guidé par Bruno Rigutto, suit des master-classes avec Jean-François Heisser (Académie de Villecroze), Yves Henri (Festival Chopin à Nohant), Marie-Joseph Jude (Académie Ravel), Jean- Marc Luisada et Daniel Barenboïm. En 2007 il obtient le premier prix à l’unanimité au concours UFAM, sera plusieurs fois lauréat du concours Vatelot, obtient en 2011 et 2012 le premier Prix au Concours Flame et remporte en 2018 le Concours des Virtuoses du cœur. Jérémie se produit régulièrement en récital et en musique de chambre au Festival Piano aux Jacobins, au Festival de la Roque d’Anthéron, au Théâtre des Champs-Élysées, à l’Auditorium de Radio France, au Festival de Saint-Denis, au Festival Lisztomanias, au Festival Chopin à Nohant, à l’Orangerie du Parc de Bagatelle.
En 2021, Jérémie est nommé dans la Catégorie Révélations des Victoires de la Musique Classique. Pour sa première parution chez Erato, il s’associe à sa soeur Raphaëlle Moreau, et ses frères Edgar et David Moreau, pour un programme autour de Dvorak et Korngold (« A Family Affair », 2020).
Jérémie est en résidence à la Fondation Singer-Polignac au sein du Trio Moreau.
Quel est donc cet Arod ? Un compositeur oublié, une ville mythique, un mystérieux acrostiche ? Pas du tout. Le Quatuor Arod s’est donné comme figure tutélaire un cheval imaginé par Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux. Symbole de force et de fougue (son nom signifie « agile, rapide »), il incarne aussi un esprit de liberté et de compagnonnage puisqu’il est monté à cru, sans rênes, par l’elfe Legolas.
Cette communauté de l’archet naît en 2013 au Conservatoire de Paris. Tous les membres du quatuor y ont étudié, bénéficiant notamment de l’enseignement de Jean Sulem. D’abord groupe d’élèves cherchant à poser les doigts sur de belles pages du répertoire, l’ensemble choisit comme galop d’essai le concours de la FNAPEC, qui a couronné quelques grands comme les quatuors Modigliani et Ysaÿe. Le Quatuor Arod y remporte le plus haut prix (2014), ce qui lui ouvre les portes de la résidence ProQuartet – Centre européen de musique de chambre.
Travaillant au Conservatoire avec le Quatuor Ébène, puis de façon très régulière avec le Quatuor Artemis à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth de Bruxelles, le quatuor se donne un nouveau défi ambitieux avec le Concours International de Musique de Chambre Carl Nielsen à Copenhague de 2015. Pour le préparer au mieux, il se tourne vers celui qui devient son véritable mentor : Mathieu Herzog, altiste du Quatuor Ébène devenu chef d’orchestre. Avec lui, il affine sa technique et sa musicalité mais apprend aussi à mieux apprivoiser un quotidien constamment partagé. Ce concours abordé avec sérénité et plaisir demeure l’un des grands souvenirs d’Arod, qui y remporte le Premier Prix et deux Prix d’interprétation.
Lorsque le quatuor décide de s’attaquer à l’Everest des concours, l’ARD de Munich, c’est tout naturellement que Mathieu Herzog revient lui mettre le pied à l’étrier. Le travail et l’audace paient puisqu’il remporte le Premier Prix, récompense suprême accordée sept fois seulement entre 1959 et sa victoire en 2016. Du haut de ses trois ans, il marche ainsi dans les pas de ses maîtres lauréats avant lui, les Quatuors Tokyo, Artemis et Ébène.
Poussé dans la lumière par ce coup d’éclat, le Quatuor Arod nommé BBC New Generation Artist de 2017 à 2019 et ECHO Rising Star pour la saison 2018-2019 poursuit sur sa flamboyante lancée. Cinq ans seulement après ses premiers accords dans une salle de répétition du Conservatoire, il est demandé sur tous les continents et dans les plus prestigieuses salles de concert : Philharmonie de Paris, Wigmore Hall de Londres, Philharmonie de Berlin, ElbPhilharmonie de Hambourg, Concertgebouw d’Amsterdam, Bozar Bruxelles, Oji Hall de Tokyo et pas moins que le Carnegie Hall de New York pour sa première tournée aux États-Unis.
De Gramophone au Monde en passant par The Strad et Diapason, les critiques saluent aussi bien la rare énergie du Quatuor Arod en concert que la qualité de ses enregistrements, le premier consacré à Mendelssohn, le second créé comme un kaléidoscope musical dont le centre est Mathilde Zemlinsky, le troisième autour de Schubert, et le dernier autour de la musique française : Debussy, Ravel, Attahir.
En 2023 sort en parallèle un documentaire sur leur vie « Ménage à Quatre », par l’immense Bruno Monsaingeon, qui dépeint un portrait drôle et intimiste des Arod.
Le quatuor se fait volontiers le complice d’artistes comme Elsa Dreisig, Adam Laloum, Antoine Tamestit, Alexandre Tharaud et Camille Thomas. Plus que simple interprète, il se fait aussi moteur de la musique de demain : il crée en 2017 Al Asr, premier quatuor à cordes de Benjamin Attahir, qu’il a commandé avec La Belle Saison et ProQuartet.
Le Quatuor Arod a été en résidence à la Fondation Singer-Polignac de 2015 à 2022.
1er violon – Jordan VICTORIA (Violon de Francesco Goffriller) 2ème violon – Alexandre VU (Violon de Giovanni Battista Guadagnini) Alto – Tanguy PARISOT (Alto composite Carlo Ferdinando Landolphi, Pietro Giovanni Mantegazza – 1775) Violoncelle – Jérémy GARBARG (Violoncelle de Giovanni Battista Ruggieri – circa 1700)
Reconnu par The Financial Times comme « un pur talent » et décrit par Le Monde comme « le nouveau héros de l’alto », le jeu d’Adrien La Marca est caractérisé par une profonde expression alliée à une maîtrise instrumentale survolant tous les répertoires. Sa richesse sonore unique combinée à une présence charismatique naturelle créent une connexion émotionnelle immédiate avec son public.
Adrien se produit régulièrement avec des orchestres tels que le Philharmonique de Radio-France, Orchestre National de France,Polish National Radio Orchestra, Hong-Kong Sinfonietta, Capitole de Toulouse, Les Siècles, Insula Orchestra, Orchestre Philharmonique Royal de Liège, Orchestre National de Metz.
2014 est un tournant important de sa vie musicale: il remporte le titre de Révélation Soliste instrumental de l’année aux Victoires de la Musique. En 2016, Rolando Villazon l’invite dans son émission sur ARTE « Les Stars de Demain » et la même année il sort son premier album « English Delight », paru chez la Dolce Volta et récompensé notamment d’un Diapason d’Or, 4FFFF Télérama, choix de The Strad et Gramophone, et acclamé unanimement par la presse.
Adrien est régulièrement invité en récitaliste et musique de chambre à la Philharmonie de Paris, Wigmore Hall, Auditorium de Radio France, Amsterdam Concertgebouw, Berlin Konzerthaus, Vienna Musikverein, Auditorium du Louvre, Schloss Elmau, Théâtre des Champs-Elysées, Théâtre de la Ville de Paris, Salle Gaveau. Il est invité dans des festivals tels que le Festival de Salzburg, Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, La Folle Journée, Jerusalem Festival, Intonations Berlin, Mecklenburg Vorpommen, Schubertiades Hoenems, Schwarzenberg Festival…
En 2016, Adrien devient le premier musicien classique à recevoir la prestigieuse bourse de la « Fondation Lagardère ». Il est également lauréat des fondations « Banque Populaire », « L’Or du Rhin », et « Safran ». Adrien a gagné de nombreux prix importants dans des concours internationaux tels que William Primrose, Lionel Tertis, Felix Mendelssohn et Johannes Brahms Competitions.
Né dans une famille musicale, Adrien commence le piano à l’âge de quatre ans, puis l’alto à six ans à Aix-en-Provence. Il rentre premier nommé au Conservatoire de Paris à l’âge de seize ans où il se forme auprès de Jean Sulem. Il complète ensuite sa formation en Allemagne avec Tatjana Masurenko et Tabea Zimmermann à Leipzig et Berlin. Pendant ses études, Adrien est régulièrement invité dans des Académies musicales où il a l’opportunité de travailler et jouer avec des musiciens tels que Seiji Ozawa, Valery Gergiev, Gidon Kremer, Andras Schiff et Menahem Pressler.
Son premier album, English Delight, paru en 2016 pour le label La Dolce Volta fait l’unanimité de la presse et obtient les récompenses de Diapason d’Or, FFFF Télérama, coup de cœur FNAC et coup de cœur Radio Classique. Son dernier album, « HEROES », avec Christian Arming et l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, met en valeur l’héroïsme de l’alto, dans des pièces telles que le Concerto de Walton, Roméo et Juliette de Prokofiev, ainsi qu’une création du compositeur belge Gwenaël Mario Grisi, qui a composé son concerto pour Adrien. (Paru en version numérique chez La Dolce Volta en avril 2020).
Adrien La Marca est artiste associé de la Fondation Singer-Polignac.
Lauréate du Concours musical international Reine Elisabeth de Belgique 2022 où elle remporte également les deux prix du public (le prix Canvas-Klara et le prix Musiq3), Grand Prix du Concours international de violoncelle Suggia 2015 à Porto, Premier Prix du Concours international de la Società Umanitaria 2021 à Milan, nommée Révélation ADAMI Classique 2021 en France, Stéphanie Huang a marqué son parcours musical par sa passion et son sens du perfectionnisme.
En janvier 2025, elle rejoint l’Orchestre de Paris au poste de premier violoncelle solo. Elle est également professeure au Koninklijk Conservatorium van Brussel depuis septembre 2024.
Elle a joué en soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, le Munchner Rundfunkorchester, l’Orquestra Sinfonica do Porto, le Brussels Philharmonic, l’Orchestre National de Belgique, l’Orchestre de Chambre de Wallonie, sous la direction de Renaud Capuçon, Augustin Dumay, Pierre Dumoussaud, Michael Sanderling, Stéphane Denève, Joana Carneiro, James Feddeck. Elle joue régulièrement dans de nombreux festivals nationaux et internationaux (Evian, Deauville, La Roque d’Anthéron, Biot, Verbier, Gstaad, Bruxelles, Schiermonnikoog, Helsinki…) avec Renaud Capuçon, Sylvia Huang, Paul Zientara, Anna Agafia, Gérard Caussé, Guillaume Bellom, Keigo Mukawa…
Née en Belgique dans une famille de musiciens, Stéphanie Huang commence le violoncelle dès son plus jeune âge. Elle a remporté un premier Prix au Concours Dexia et fait ses débuts à l’âge de douze ans au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles dans les Variations sur un thème rococo de Tchaïkovsky. Après avoir obtenu en 2017 sa licence au Koninklijk Conservatorium de Bruxelles avec Jeroen Reuling, elle a poursuivi ses études avec Marc Coppey et Emmanuelle Bertrand (musique de chambre) au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et Gary Hoffman (Chapelle Musicale Reine Elisabeth) avec de nombreuses récompenses (fondations Spes, Meyer, Kriegelstein, Safran, Banque Populaire).
Stéphanie Huang est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023 au sein de l’Ensemble Adélie.
Elle joue sur un violoncelle Jean-Baptiste Vuillaume généreusement prêté par le Fonds de Dotation Adelus.
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